Le traitement de l’histoire n’est pas seulement le fait de récits, d’évènements marquants, calculable à la raison cartésienne ou encore mathématisable. L’étude historique d’un peuple va effectivement au-delà des faits spécifiques (guerres, marches, déplacements entre autres). Autrement, comprendre l’histoire d’un peuple, c’est aussi aller à la rencontre de leurs habitudes culturelles, voire spirituelles. De fait, chaque peuple possède en propre des formes de pensées, d’imaginations et de croyances au fur et à mesure rationnalisées et érigées en principe. À partir de ces éléments, le peuple s’octroie un caractère distinctif : on parle de particularité ou de culture. C’est cette dimension de l’histoire des Gban, un peuple Mandé-sud, qui ne se lit pas nécessairement dans des faits marquants, que la présente étude envisage de traiter spécifiquement en s’invitant dans l’univers spirituel dudit peuple. Mener à bien cette recherche nécessite une méthode. Dans cette dynamique, les sources orales consistant en informations qualitatifs et quantitatifs ont été largement prisées ainsi que les ouvrages faisant office de témoins. À partir d’une telle démarche, nous avons pu appréhender la spiritualité à travers leur manière de penser la religion traditionnelle ainsi que leur perception de Dieu. Les Gban exprime la cosmogonie selon leur prédisposition psychologique pour ainsi basculer dans un panthéon qui offre plusieurs autres Dieux comme entités secondaires en dehors de l’universalité.