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Auteur(s):
SY Oumar Harouna, MBAYE Edmée, FAYE Mbagnick.
N° Page : 8-27
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Caractérisation du peuplement de Carapa procera DC. et de Detarium senegalense J.F. Gmel. dans le Boulouf (Basse Casamance, SENEGAL)
Résumé de l'article
La Basse Casamance est une zone qui possède un couvert végétal très important. Dans cette
zone nous retrouvons des espèces peu répandues sur le reste du pays comme Carapa procera
et Detarium senegalense mais qui sont très sollicitées pour les produits qu’elles offrent. Les
contraintes climatiques et anthropiques observées dans cette zone n’ont pas épargné ces deux
espèces. L’étude de la caractérisation du peuplement des espèces Carapa procera et Detarium
senegalense a pour objet de ressortir les paramètres structuraux de ces dernières dans la
commune de Kartiack. Nous avons procédé par un inventaire de la flore à l’aide de placette
carré de 900 m
2
.
L’analyse des placettes d’inventaire montre une diversité floristique et une
structure du peuplement très contrasté. Ces inventaires ont permis de recenser 65 espèces,
réparties en 59 genres et 23 familles. Les familles recensées, les plus représentées sont les
Anacardiaceae (6 espèces), Caesalpiniaceae (9 espèces), Fabaceae (5 espèces) et Mimosaceae
(5 espèces). Ainsi, la densité du peuplement de la commune est de 2 493,75 ind/ha.
Cependant, elle n’est pas uniforme selon les villages. La densité la plus élevée est notée dans
le village de Kartiack (2 933 ind/ha). Bassire (2 617 ind/ha) et Thiobon (2 608 ind/ha) ont des
densités considérables et presque similaires. Dianki a la densité la plus faible (1 906 ind/ha).
La distribution selon les classes de hauteur et de circonférence montre que la plupart des
espèces ont des hauteurs de 5 à 15 m et des circonférences de 50 et 100 cm. Cependant, la
densité et la structure du peuplement montre une forte présence de l’espèce Detarium
senegalense mais une faible présence des individus de Carapa procera. L’importance de ces
espèces et la pression qu’elles subissent, font qu’elles nécessitent une gestion plus organisée
pour permettre leur maintien dans la biodiversité.
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Auteur(s):
AGBENOKO Donyo Koffi.
N° Page : 28-40
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LA GOUVERNANCE : CONCEPT ET APPROCHES
Résumé de l'article
Le concept de gouvernance est partagé par des acteurs du monde économique et
scientifique au point où le discours sur la notion fait l’objet d’une diversité
d’approches. Pour les uns, la gouvernance promet un lendemain enchanteur qui
participe à une rationalisation de l’action publique. Pour les autres, elle est un « mottalisman
»
qui devient une sorte de « bibendum » sur lequel se déploient toutes les
critiques possibles du système politique qui participent davantage à l’enrichissement
du concept. Face à la multidimensionnalité du concept, une clarification s’impose afin
de décrire ce qu’il signifie réellement et les approches qu’il recouvre. Ce travail n’a
pas pour ambition d’épuiser toutes les approches définitionnelles du phénomène de la
gouvernance mais il s’emploie modestement à mettre une lumière sur un concept
complexe dont l’évocation est sujette à diverses interprétations.
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Auteur(s):
DAH Nibaoué Edith , SOMÉ/SOMDA Minimalo Alice.
N° Page : 41-57
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La démocratie moderne à l’épreuve des apories de l’éthique
Résumé de l'article
Les philosophes politiques ont toujours milité pour une société idéale dans laquelle l’homme
peut se réaliser et s’affirmer. Cette société devrait être possible avec l’avènement de la
démocratie moderne. Mais force est de constater que ce régime politique ne favorise pas toujours
le déploiement d’une véritable citoyenneté capable de rendre le vivre-ensemble harmonieux. Des
obstacles au respect des exigences de la citoyenneté dans les États démocratiques se révèlent
être des freins à la promotion des valeurs éthiques. Le non-respect de la dignité humaine en
particulier, des droits de l’homme en général, la violation des droits civiques, politiques et socioéconomiques
constituent des apories de l’éthique qui nuisent à la citoyenneté. Il est donc
impératif de restaurer cette citoyenneté par la culture d’une gouvernance vertueuse et d’une
véritable éducation.
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Auteur(s):
BEOGO Joseph.
N° Page : 58-71
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Migration précoce et fréquentation scolaire au Burkina Faso : cas de la Circonscription d’Education de Base II (CEB II) de Solenzo
Résumé de l'article
Le décrochage scolaire handicape l’atteinte de l’éducation pour tous. Dans la province des
Banwa au Burkina Faso, plusieurs élèves scolarisés abandonnent l’école pour aller à l’aventure
dans les centres urbains comme la ville de Solenzo, Bobo – Dioulasso et même dans les pays
voisins tel le Mali et la Côte d’Ivoire.
A travers cette étude, nous avons tenté d’identifier les raisons réelles qui peuvent pousser les
élèves à abandonner l’école pour l’émigration.
A cette fin, nous avons mobilisé un échantillon de vingt (20) personnes composées de directeurs
d’écoles, d’encadreurs pédagogiques, de présidents d’Association des Parents d’Elèves et
d’Association de Mères Educatives , de parents d’enfants en migration, d’enfants candidats à la
migration, d’enfants de retour de migration, des responsables des structures suivantes : La
Direction Provinciale de l’Education Préscolaire, Primaire et Non Formelle (DPEPPNF), la
Direction Provinciale de la Femme, de la Solidarité Nationale et de la Famille (DPFSNF), de
l’ONG terre des hommes, du premier responsable de la mairie.
Il ressort de l’analyse de nos résultats que la principale cause qui pousse les enfants à
abandonner l’école pour l’émigration est la pauvreté des ménages et l’analphabétisme des
parents. En outre, les enquêtes nous permettent de relever que la migration précoce impacte
négativement la fréquentation scolaire dans la Commune de Solenzo.
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Auteur(s):
BOUGMA Moussa, KABORÉ Sidbewendé Théodore.
N° Page : 72-84
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TYPE DE RESEAU FAMILIAL ET SOUTIEN POUR LA SCOLARISATION DES ENFANTS A OUAGADOUGOU
Résumé de l'article
Bien que la contribution des réseaux familiaux dans l’éducation des enfants soit bien
documentée, nos connaissances restent limitées sur la provenance de l’aide. Au regard des
spécificités (taille et ressources notamment) du réseau de la femme et de celui de son conjoint, les
deux types de réseau contribuent-ils au même niveau à l’éducation des enfants ? Cette étude
utilise des données rétrospectives et des modèles de régression logistique pour comparer la
contribution du réseau de la femme à celle de son conjoint pour la scolarisation des enfants à
Ouagadougou. Les résultats montrent que la taille et les ressources du réseau sont positivement
corrélées à la propension des femmes à recevoir de l’aide pour la scolarisation de leurs enfants ;
les effets étant beaucoup plus élevés au niveau du réseau de la femme. Ainsi, l’aide du réseau
familial pour la scolarisation des enfants provient plus du propre réseau de la femme.
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Auteur(s):
Abdourahmane Coulibaly, Abdoulaye Guindo.
N° Page : 85-101
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L’abstinence post – partum chez les jeunes couples au Mali : les implications contraceptives et sociales d’une pratique séculaire
Résumé de l'article
Dans les sociétés dites « traditionnelles » l’abstinence sexuelle post - partum imposée à la
femme et l’obligation de partir en séjour chez sa belle – mère était une pratique courante.
Dans ce travail, nous cherchons à comprendre les implications contraceptives d’une telle
pratique.
Dans chacun des trois sites, l’enquêteur a interrogé 20 personnes dont la moitié était
composée de femmes. Les entretiens semi directifs ont été largement utilisés.
Les résultats de l’étude ont montré que parallèlement à l’abstinence sexuelle post - partum
imposée à la femme à travers le séjour d’allaitement chez sa belle - mère, plusieurs autres
techniques contraceptives étaient utilisées. Le séjour d’allaitement avait une fonction
biologique (l’espacement des naissances) et une fonction sociale (l’affirmation de la
domination du groupe sur l’individu).
Le séjour d’allaitement est un phénomène social total et la démarche anthropologique est
particulièrement adaptée pour étudier des faits d’une si grande complexité.
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Auteur(s):
MOUSSAVOU Guy.
N° Page : 102-120
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La pandémie du COVID-19 : du mandat des enseignants à la résilience des parents dans l’accompagnement scolaire
Résumé de l'article
La récente pandémie du COVID-19 qui afflige le monde depuis décembre 2019 et l’Afrique, a attiré
une nouvelle fois l’attention sur le sort tragique de millions de ménages vulnérables, déjà en proie aux
terribles conséquences des sécheresses, des conflits armés, des crises économiques et financières, de la
flambée des prix des denrées alimentaires et de bien d’autres menaces sur le bien-être.
La collecte des données pour la résilience des parents dans l’accompagnement scolaire suite à
l’apparition de la pandémie du COVID-19 a été réalisée dans les neuf arrondissements de Brazzaville,
notamment : Makélékélé, Bacongo, Poto, Moungali, Ouénzé, Talangaï, Mfilou, Madibou et Djiri. Un
échantillon de 451 ménages, extrait au hasard dans chacun de ces arrondissements a fait l’objet de
cette recherche, laquelle a eu lieu en vue de connaitre le niveau du risque de non-résilience des
ménages. La résilience est, dans cette recherche, saisie comme la capacité d’une personne ou d’un
groupe de personnes vivant au sein de systèmes complexes, de rebondir après un choc et de s’adapter
au changement pour ne pas être changé ou modifié.
L’évaluation s’est fondée sur la construction d’un indice général du risque de non-résilience, bâti sur
la gestion de la situation scolaire des enfants à charge. Cette dimension renferme un ensemble de
variables utiles et utilisables dans l’établissement de l’indice général de la dimension concernée. Dans
cette recherche, l’estimation de l’indice général du risque de non-résilience s’est faite par application
de la théorie des ensembles flous, et précisément la méthode de la logique totalement floue et relative.
Cet indice est, par construction, une moyenne arithmétique de tous les indices dimensionnels qui, eux,
sont le résultat empirique d’une moyenne pondérée de tous les indices spécifiques.
De l’analyse de l’indice général du risque de non-résilience obtenu (indice : 0,644), il ressort que le
risque de non-résilience des Congolais est élevé. Cela s’explique par le fait que l’accompagnement
scolaire des enfants relève d’abord du mandat des enseignants qui est d’éduquer et d’instruire, de
socialiser et de former, mandat qui est flou et complexe. Les enseignants sont obligés d’interpréter ce
mandat pour le mettre en œuvre dans l’activité quotidienne en classe. Comment expliquer alors que
des personnes qui n’ont pas été formées à cette tâche, des parents d’élèves, puissent faire face à cette
complexité. D’où cet indice élevé de 0,644 de non-résilience dans l’accompagnement scolaire.
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Auteur(s):
KABORE Windlanaba Etienne, KABORE Amado, SORGHO/ZINSONNÉ Félicité Marie L, KABORE Sibiri Luc.
N° Page : 121-136
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ANALYSE DES PERCEPTIONS DE L’ÉCOLE DANS LA RÉGION DU SAHEL AU BURKINA FASO
Résumé de l'article
Au Burkina Faso, la région de l’Est tient la queue du peloton en matière d’indicateurs en
éducation, et ce, malgré les efforts déployés par l’État burkinabè et ses partenaires au
développement. Les statistiques scolaires illustrent bien cette situation. Le présent article
porte sur les perceptions de l’école dans la région du Sahel.
Cette réflexion est basée sur des données secondaires et des données de terrain sur les
représentations sociales de l’école dans cette région du Burkina Faso.
L’analyse des résultats des données collectées permet de relever que les représentations
sociales sont présentes, récurrentes et impactent significativement sur la scolarisation des
enfants. Beaucoup de facteurs influent sur les perceptions des parents de l’école. Au nombre
de ceux-ci, l’on note les facteurs socio-culturels, les facteurs économiques, le contexte
sécuritaire difficile que connaît la région et les facteurs institutionnels.